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C’était l’une des revendications de la profession : le Sénat l’a entendu. Après un premier vote favorable de l’Assemblée Nationale, les sages du Palais du Luxembourg ont donc donné leur accord cette semaine pour que soit reconnu le statut d’artisan-cuisinier qui devrait permettre à la clientèle d’identifier un peu mieux les restaurants qu’elle fréquente. En charge de la branche restauration au sein de l’UMIH, Hubert Jan a déclaré à ce sujet qu’il s’agissait d’un «  grand jour pour les professionnels cuisiniers, qui tous les jours œuvrent pour notre gastronomie, son identité et pour l’attractivité de nos territoires. Nous saluons le travail des sénateurs et du Gouvernement qui en inscrivant dans la loi l’artisan-cuisinier répondent aux attentes des professionnels et aux exigences des consommateurs. Nous restons vigilants à la suite de la procédure législative, et demandons aux parlementaires de respecter le vote des sénateurs en commission. » Pour mémoire, rappelons que L’UMIH, première organisation professionnelle du secteur de l’hôtellerie-restauration puisqu’elle fédère 85% des entreprises syndiquées indépendantes, présente sur tout le territoire français, milite depuis longtemps pour la reconnaissance de l’artisan-cuisinier afin de valoriser auprès du grand public le métier de cuisinier.

Qu’est-ce qu’un artisan cuisinier ?

Si l’on en croit les principaux intéressés, l’artisan-cuisiner ne sera donc pas un label supplémentaire. C’est la reconnaissance d’un statut qui s’inscrit dans un dispositif global de valorisation de la gastronomie française, aux côtés de la mention Fait maison et du titre d’Etat Maître Restaurateur. Il renforcera la mention Fait maison : ces deux caractéristiques, reconnues ensemble, permettront de valoriser la relation de confiance entre le client et le restaurateur, la transmission d’un savoir-faire et le travail du produit brut, et ce en toute transparence pour le consommateur.

Une fois la loi définitivement adoptée, les professionnels pourront s’inscrire au répertoire des métiers et utiliser juridiquement le terme artisan s’ils remplissent un cahier des charges qui sera défini avec l’Assemblée permanente des Chambres de Métiers et d’Artisanat. D’ores-et-déjà, pour l’UMIH, un professionnel artisan devra remplir les conditions suivantes :

  • Un cuisinier qui n’emploie pas plus de 10 personnes
  • Diplômé d’un niveau minimum CAP / BEP dans le domaine de la cuisine ou d’un CQP cuisinier (si non une justification d’au moins 6 ans comme cuisinier)
  • Titulaire du permis de former
  • Une cuisine élaborée à partir de produits bruts transformés sur place

(Source : communiqué de presse de l’Umih)

 

 

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