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Annoncé le 24 février en direct de l’Espace Cardin à Paris, le palmarès du guide Michelin a fait la une des médias avec une effervescence peu commune.

Que retenir de ce nouveau millésime du guide Michelin ? Je ne vous ferait pas l’affront de revenir sur un palmarès commenté jusqu’à plus faim dans tous les médias nationaux et régionaux, certains que chacun d’entre vous aura retenu que la star de l’année – Arnaud Lallement– se situait du côté de Reims, à l’Assiette Champenoise. Ensuite, que le Chambard à Kaysersberg, Akramé à Paris ou encore la Villa Madié à Cassis gagnent une deuxième étoile fait sans aucun doute partie des infos qui ont retenu votre attention en raison soit de votre proximité, soit de votre connaissance de telle ou telle maison. On résumera donc le verdict en disant que le guide rouge s’est largement ouvert aux jeunes maisons avec 57 nouvelles étoiles (sur 610) qui correspondent, à quelques exceptions près, à une cuisine proche de produit faisant preuve d’un peu de créativité… Mais pas trop : les originaux sous influence moléculaire comme David Faure (l’Aphrodite à Nice), qui s’est fait une spécialité des insectes (« Inclusion de Grillons en bubble au Whisky, Cubique de Pain perdu aux Poires »), ont été priés d’aller voir ailleurs. Mais le plus amusant dans tout ça aura été le buzz, magnifique, réussi par cette institution centenaire qui est parvenue à se mettre dans la poche toute la blogosphère, Stéphane Riss en tête dont le site cuisinierenligne.fr a littéralement implosé quelques heures avant l’annonce des résultats. En tout cas, ces bloggeurs ont largement contribués, via des indiscrétions concédées de façon plus ou moins détournée par le guide*, à un évènement dont le palmarès finira peut-être par solliciter les votes du public via des sms surtaxés. Car à l’ère du tout gratuit en ligne, le Michelin – dont les ventes baisse malheureusement pour nous tous chaque année- doit se réinventer un modèle économique. Et vite.

* Vous avez sans doute remarqué qu’aucune indiscrétion sur les déchus du Michelin (en dehors des changements de chefs ou des maisons vendues) n’avaient filtrées.

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