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Le constat ne date pas d’aujourd’hui, mais il se confirme : difficile de trouver une bonne table à Paris sans avoir réservé. C’était encore le cas ce soir où après avoir échoué, faute de place, dans deux ou trois maisons, je suis arrivé à la Cuisinière Lyonnaise, 37 rue Saint Ferdinand dans le 17e. Il restait une table de quatre et nous étions trois. Que dire ? Une déco sympa, façon bistrot d’autrefois rehaussée d’affiches colorées avec tables en bois rapprochée sans nappage, jolie verrerie. La carte assez brève inspire confiance d’autant que les énoncées n’annoncent pas de prouesse technique particulière mais plutôt une sincèrité de bon aloi. Plutôt sages, les prix confortent cette bonne impression. Mais à l’arrivée ? En dehors d’une soupe de lentille bien sentie (6,50€), le saladier de tomates anciennes cachait en fait deux tomates découpées sur un lit de mesclun trop volumineux, le jarret de porc au choux vert ne présentait pas d’attrait particulier (trop gras, chou bouilli), la quenelle de brochet sauce Nantua côtait un petit 11/20 et l’entrecôte (24€) avait râté sa cuisson, tout comme les petites pommes de terre qui l’accompagnaient sans la moindre inspiration. Dommage. Encore une cuisine de mise en place,  avec trop de pré-cuissons et finalement sans intention. Bref, une prestation plus que passable parce que banale mais « sauvée »  (ou presque) par un personnel charmant et un vin (joli viogner de chez Jaboulet) au bon rapport qualité-prix. L’addition, douce à Paris (102 € à 3 sans desserts) ne m’a pas donné envie d’y retourner.

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