fbpx

Par

téléchargement (2)

Connue des plaisanciers pour son charmant port fluvial et des écolos pour ses plaines inondables, Pont-de-Vaux mériterait d’être également connu pour son restaurant Le Raisin. Auberge cossue située en centre-bourg, cette maison familiale aux accents bressans évidents dispose d’une table qui surprend assurément pour le talent conjugué de Céline Chazot et du chef Frédéric Michel. Et c’est dans un décor plutôt bourgeois et de bon goût – un peu vintage tout de même- que le chef exprime avec une belle adresse toute sa passion d’un terroir mais surtout des beaux produits. Et si l’on retrouve la Bresse à l’honneur du menu « Terroir » à 44 € (Les grenouilles fraîches sautées comme en Dombes ; le Poulet de Bresse Miéral…), c’est ailleurs sur la carte que se trouve la vraie signature de Frédéric Michel.

20141010_155844[1]

Mon repas date de quelques semaines déjà, mais je peux vous assurer qu’il se passe quelque chose ici. Les goûts sont nets, les présentations élégantes et rien n’est laissé au hasard, et surtout pas les amuse-bouche qui donnent le ton avec, par exemple, un opéra au foie gras, un cromesquis risotto et chorizo ou encore une tartelette au chèvre et à la betterave. Pour la note technique, la terrine pressée de foie gras et cuisse de canard, orange et pain d’épices donne le ton. La cuisse de canard est ici traitée dans la masse du foie gras, comme une couche en ajout. La présentation du foie gras dressé sur tranche est très esthétique et les saveurs sages ne ratent pas leur cible. On peut en dire de même pour le homard bleu proposé dans l’esprit d’une blanquette revisitée qui s’avère remarquable. Pour le traitement du homard et pour la conception de la recette pleine de saveurs… Comment dire ? Vous aimez le homard ? Vous allez aimer ce plat. Le poulet de Bresse Miéral dont la cuisse est farcie aux écrevisses est également un bel exemple de classique revisité présenté en une succession de cinq petites bouchées sur une grande et élégante assiette blanche l’assiette. La volaille est onctueuse, la sauce épatante… Seule réserve pour ce plat : les spaghettis qui entourent savamment le filet du poulet : cela n’apporte pas grand-chose en goût. Une fausse « bonne idée » comme on  n’en trouve pas dans le duo de veau fermier, ris et jarret, carottes fanes, jeunes poireaux, jus de veau au Porto qui s’avère un classique magnifiquement traité avec une jolie palette de goûts lisibles et francs. Cuisson parfaite. Légumes qui jouent leur rôle (du répondant) et une sauce qui reste discrète. Exactement ce que j’aime.

Les desserts sont dans cette note – parfait glacé à la réglisse crème chocolat et sorbet banane– tout comme le plateau de fromages digne des plus belles maisons. Que dire d’autre ? Que le service régenté par Céline Chazot est parfaitement conduit et que la carte des vins est, elle aussi, d’un très bon niveau avec une offre bourguignonne très complète. J’y ai trouvé un blanc local produit par le Caveau bugiste » qui, à 38 €, s’est avéré être une belle découverte bien que pas donnée. Bref, ce Raisin tenu par un jeune couple qui a tout compris n’attend plus que votre visite ! Et sans doute une première étoile.

Menus : 13 (enfant), 21, 28, 35, 44, 56, 58 et 70 €. Carte : compter 65 € ss les boissons

Restaurant Le Raisin (Logis Hôtel) 2 Place Michel Poisat

01190 Pont de Vaux Tel : +33 (0)3 85 30 30 97

A propos de l'auteur

Un Commentaire

  1. jégo / 3 décembre 2014 at 12 h 16 min /Répondre

    l art et la manière de faire rêver les papilles ca mérite une étoile

Laisser un commentaire

sept + un =