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Un récent rapport de  Guillaume Garot, ancien secrétaire d’Etat en charge de l’agroalimentaire, a mis la question du gaspillage alimentaire au cœur du débat. Il était temps. Les chiffres révélés pour l’occasion sont suffisamment éloquents pour que l’on prenne la question au sérieux. Au moins 20 kilos de nourriture jetés par an par chaque Français, dont 7 kilos de produits emballés : il y a en effet matière à scandale. La faute à qui ? A des années d’incitation à la surconsommation de la part des acteurs (au sens large) de la grande distribution ? Sans aucun doute. Marketing et publicité massive ont pénétré quasi scientifiquement et depuis longtemps les cerveaux des pousseurs de chariots conditionnés à acheter en abondance des produits de qualité médiocre. Avec les conséquences que l’on sait : malbouffe, obésité, perte de repères gustatifs (…) qui ont conduit le législateur à imposer des messages de prévention sanitaire aux effets relatifs. Et les victimes de cette dérive sont multiples : il y a d’un côté les consommateurs et de l’autre les industriels qui, pour tenir leurs marges, sacrifient la qualité de leurs produits sur l’autel de la rentabilité.

Je ne vais redresser ici la liste des éléments trompeurs qui, du packaging aux artifices chimiques, permettent au grand bluff alimentaire de prospérer. Je ne vais pas davantage faire le procès des responsables qui se montrent mutuellement du doigt, tel Richard Girardot, le patron de Nestlé France, fustigeant avec un certain toupet la pression des grandes surfaces sur ses marges. Mais il devient plus qu’urgent d’enseigner l’art de la consommation responsable dans les écoles. Apprendre aux plus jeunes à consommer « juste » et « mieux » est la clé de toutes les réformes. Pour peu que la volonté de réforme soit sincère et qu’elle ne soit pas entravée en chemin par les lobbys de la malbouffe.

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