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merveilleux de FredCréée à Lille en 1985, l’enseigne « Aux Merveilleux de Fred » a fait du chemin, au point d’ouvrir une enseigne il y a peu à Londres. Cette pâtisserie à base de meringue et de crème fouettée qui plaisait tant aux « incroyables » (la jeunesse snobinarde sous le Directoire) méritait-elle d’être transformée en concept par Frédéric Vaucamps, pâtissier nordique manifestement doué pour le marketing ? J’ai décidé de me faire ma propre idée sur la question en me rendant en fin de journée dans l’un des quatre magasins que cette chaîne a ouvert à Paris, plus précisément  au  129 rue Saint-Charles dans le 15ème arrondissement. Que dire ? De prime abord, la vitrine laissait franchement  à désirer avec des éclats de gâteaux et de crème collés à même la vitre et des brisures un peu partout sur le marbre (vrai ou faux) où sont disposés les pâtisseries de divers calibres et aux cinq parfums… Le plus ? Les employés travaillant le produit, visibles de la rue. C’est rassurant. J’ai opté pour une portion individuelle d’un Merveilleux  classique (recette à base de meringue, crème fouettée au chocolat, éclat de chocolat noir) pour 2,80 €. Et j’ai goûté. La portion est honnête, la meringue fond bien en bouche et la crème fouettée est assez légère… Le goût du chocolat noir mériterait d’être amélioré et l’ensemble sature vite le palais. Bref, c’est frais, mais cela n’a rien de vraiment extraordinaire. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m’a fait penser aux nounours au chocolat de mon enfance, à cette tendance régressive qui fait un tabac aujourd’hui… Mais de là à multiplier les enseignes sur cette seule thématique et que cela fonctionne : c’est en effet assez « inc’oyable ».
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